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notre pays est -il un Etat de droit?

Le Mouvement des Diplômés sans Emploi au Mali (Modem), dirigé par Mahamane Touré, veut organiser le 20 juin une marche en faveur de la promotion de l’emploi. Malgré une interdiction des pouvoirs publics, ses responsables veulent maintenir leur manifestation qui sera dirigée sur le palais de Koulouba. Un bras de fer  en perspective.

Né à l’initiative de quelques jeunes diplômés sans emplois en septembre 2010, le Mouvement des Diplômés sans Emploi au Mali (Modem) veut obliger le gouvernement à faire de la promotion de l’emploi une priorité absolue. Pour ce faire, ses responsables se disent prêts à user de tous les moyens pour avoir gain de cause. Cette détermination aurait déjà couté à certains d’entre eux des interrogatoires musclés à la police, nous a confié un membre du mouvement dont la marche prévue le 20 juin et qui devra se diriger sur le palais présidentiel, aurait été annulée par les pouvoirs publics.
Mais, le président, Mahamane Touré, et ses camarades n’entendent pas de cette oreille. Ils se disent prêts à braver l’interdiction si leurs doléances qui concernent entre autres   la création d’emploi, la facilité de financement des projets élaborés par les jeunes sans emplois, ne sont pas prises en charge par les pouvoirs publics, précisément le président de la République. « La marche bien qu’interdite par les autorités, le Modem est déterminé et compte marcher le 20 juin si les doléances précitées n’auront pas de traitement » prévient  un membre du bureau exécutif.

A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.

La grande révolution dans l’histoire de l’homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres

Campus universitaire de la FAST : Affrontement armé entre étudiants. 8 blessés graves

Usage d’armes à feu et d’armes blanches* 8 blessés graves

Le campus universitaire de la Faculté des sciences et techniques (Fast) a été, le 3 juin 2011, le théâtre d’un affrontement sanglant entre deux groupes rivaux de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (Aeem). Au centre du conflit se trouve la gestion des internats de l’Université que certains étudiants veulent conserver au détriment du Centre national des œuvres universitaires (Cnou). L’altercation a donné lieu à l’usage de machettes, de haches et d’armes à feu, faisant de nombreux blessés transportés au centre de santé de référence de la Comme V et à l’hôpital Gabriel Touré.

L’incident qui a opposé deux groupes de leaders de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (Aeem) n’a pas commencé ce vendredi 3 juin, mais bien avant. En effet, il y a 20 jours (les 16 et 17 mai), le conflit éclatait au Campus universitaire sis à la Fast, quand des étudiants très remontés contre le Secrétaire général, Hamadoun Traoré, ont saccagé sa chambre provoquant des représailles des amis de celui-ci. Conséquences : plusieurs chambres étaient incendiées au campus, le lendemain17 mai. 

Selon nos informations, de sources universitaires et policières, le pire a été évité ce 3 juin, car la violence des affrontements pouvait donner lieu à des pertes en vies humaines. Il y a eu huit blessés graves dont quatre ont été admis à l’hôpital Gabriel Touré, « en observation », dit-on.

L’affrontement a opposé un groupe de leaders de l’AEEM d’une part, et le secrétaire général du bureau de coordination du mouvement estudiantin, Hamadoun Traoré et ses défenseurs d’autre part. Au centre de leur divergence se trouverait un accord signé par l’Aeem pour confier la gestion des internats au Centre national des œuvres universitaires (Cnou). La renonciation par l’Aeem à certains avantages tirés de la gestion du Campus, au profit du Cnou, n’a pas été du goût de certains de ses camarades qui se sont rebellés contre lui.

 N’étant pas parvenus à le faire revenir sur cet engagement, ils ont choisi de passer à la vitesse supérieure, en utilisant des moyens plus forts. De nombreux étudiants ont constitué une fronde armée pour attaquer le Secrétaire général et ses collègues. C’est aux environs de 15 heures que les assaillants se sont introduits dans l’espace universitaire pour s’adonner à des actes de vandalisme. Selon nos sources, les meneurs du groupe seraient Ali Cissé et Mamadou Diouara de la Flash, Abdoul Razac Traoré dit Zabar de la Fseg, Zoumana Sangaré et Seydou Salah Sidibé de la Fast. Nos efforts n’ont pas permis de joindre un quelconque d’entre eux. Mais selon des étudiants au campus, c’est ce groupe qui a pris pour cible des étudiants pro-Hamadoun Traoré à travers des jets de pierre. Ces derniers ont répliqué. Et le campus universitaire s’est transformé en un champ de bataille pendant une heure.

Violence à l’école

Selon Hamadoun Traoré, les échauffourées ont commencé lorsqu’il n’était pas physiquement sur les lieux. Informé par ses camarades, il a à son tour alerté le commissariat du IVème arrondissement qui s’est rendu sur les lieux. «La police n’est pas arrivée à temps», a indiqué un responsable de l’Aeem.

Effectivement avant l’arrivée de la police, les deux groupes se sont battus à l’aide de cailloux, de machettes, de couteaux et d’armes à feu, selon des étudiants que nous avons interrogés sur place. Ces mêmes étudiants assurent que plusieurs pistolets ont été saisis par les policiers à l’issue de l’affrontement. Interrogé, le commissaire adjoint du quatrième arrondissement, Jean Pierre Coulibaly, nous a indiqué qu’il n’est pas en mesure de donner une information avant de faire le rapport à sa hiérarchie. La police nous a également empêchés de faire les images des armes saisies sur les assaillants. Nous avons constaté que le Commissariat du IVè arrondissement était en effervescence : Inspecteurs et Commissaires de police étaient sur pieds dans la soirée du 3 juin, pour réunir les informations réelles sur les circonstances de l’incident. De nombreux étudiants étaient présents dans les bureaux et la cour du Commissariat dont des leaders de l’Aeem, avec à leur tête le Secrétaire général Hamadoun Traoré.

Les bureaux du commissaire et de la brigade de recherche étaient pris d’assaut, car la police procédait à des auditions. Mais pendant toute la journée du vendredi et celle du samedi, le commissariat est resté muet sur toute information au sujet de cet incident.

Vendredi, quatre blessés ont été traités au centre de santé de référence (Csref) de la commune V et les quatre autres ont été transportés à l’hôpital Gabriel Touré. Le secrétaire général lui-même a été blessé à la tête et à l’épaule et a été traité au Csref de la Commune V. Selon le médecin traitant de ce centre, sis au Quartier Mali, Dr. Yacouba Diarra, parmi les quatre blessés admis dans son service deux d’entre eux portent des légions qui ont nécessité une radio au niveau du thorax et de l’avant-bras. «Nous avons suturé les blessures pour faciliter leur cicatrisation et réduire le taux d’infection», a expliqué Dr. Yacouba Diarra.

A l’hôpital Gabriel Touré, parmi les quatre blessés admis, deux sont restés en état d’observation jusqu’au moment où nous mettons sous presse cet article.

Interwien du Dr. Dialla Konate

Cheres toutes et chers tous

Je crois que j’ai rassemble suffisamment d’elements sur la situation des etudiants et leur gestion pour enfin ecrire dans les tous prochains jours ma note d’analyse.
Pour l’heure veiller trouver ci-dessous la situation telle qu’elle se presente ce dimanche 5 juin 2011.

La situation generale
Comme quelques freres l’ont deja releve, 2 jours avant ces evenememnts de la Fast, il est arrive a la Faculte de Medecine que 2 garcons se disputent a propos d’une fille. Le garcon econduit aurait rassemble des amis a lui, ils auraient enleve et sequestre le « garcon fautif » pour lui faire subir une seance de « repassage ». Une seance de torture que nous ne pouvions imaginer arriver au Mali en temps de paix. Ils ont mis un fer a repasser au rouge et ont « repasse » le dos du garcon supplicie, lui ont « repasser » le devant avant de lui « repasser » le visage. Je n’ai pas vu ce garcon supplicie mais j’ai eu confirmation des faits.
Par ailleurs, je suis en mesure de dire que des armes continuent a circuler dans le milieu scolaire. Des jeunes sont venus me presenter un pistolet automatique charge et pret a tirer. J’ai touche l’arme, ils l’ont ouvert et m’ont montre les balles qui etaient en engagees. J’ai voulu collecter les armes et aller les rajouter a celles deja collectees par la police. Ils ont promis de me les remettre apres un ceremonial en leur sein. Car les jeunes fonctionnent desormais comme une secte avec une devotion a un chef inconteste et presque adore. Mais attention: attendez mon document d’analyse avant de condamner les jeunes. Vous verrez que les jeunes sont des victimes qui ont besoin de nous tous pour les sauver.
On m’a rapporte que le secretaire general Aeem installe mercredi dernier a la Fsjp a, des le lendemain jeudi, fait achat de 50 machettes neuves qu’il est venu presenter a la foule de certains de ses co-etudiants.

Les malades – les visites
 Ce dimanche matin, Madame le Premier Ministre et Madame le Pr. Siby Ministre de l’Enseignement Superieur ont rendu visite aux malades hospitalises. Ils ont obtenu que Diouwara se voit attribuer une chambre en chirurgie neurologique et ai son operation chirurgicale programmee sans delai. Le Directeur General de la Police est venu a l’hopital rendre visite aux malades et a promis que les dispositions vont etre rpises afin que le motif des blessures qui etait: « blessures occasionnees par un accident de la circulation sur la voie publique » soit enlevee et le « vrai motif » mentionne. Je ne crois pas pouvoir avoir les moyens de verifier ce qui sera ecrit et transmis. Et pour repondre partiellement a une question de mon frere Lahyerou Ag Aly, je dirai que la modification du motif des blessures aurait rendu impossible toute poursuite judiciaire eventuelle.
Le Recteur, Pr. Amadou Diallo est venu rendre visite aux malades.
Dans l’apres midi du dimanche le bruit avait couru dans Bamako comme quoi Ali Cisse un des blesses « libere » de l’hopital serait decede. La reaction de ses acompagnons avait ete extremement brusque et consistait a se rassembler. Saisi par eux, j’ai demanti l’information et ai casse la dynamique du regroupement. J’ai eu plusieurs conversations telephoniques avec Ali et je l’ai convaincu de revenir a l’hopital des demain lundi matin afin de se faire hospitaliser si son etat le necessite. Je suis cepoendant un peu inquiet de n’;avoir pas pu communiquer directement avec Karim Sanogo dont le telephone est reste eteint. Il avait ete donne mort vendredi nuit et samedi matin apres que la police l’ai sorti de l’hopital.
Je n’ai pas encore reussi a voir les 7 blesses du comite de coordination dont Hamadoun Traore qui fut serieusement blesse lui aussi au mons a la tete et quyi seraient tous en « lieu sur ».
En ce point de votre information,nous devons reconnaitre et saluer les efforts faits en premier lieu par Madame le Ministre Siby, le Premier Ministre et les autres autorites: Mme le Ministre de la Sante, le Recteur, le Directeur de la Police. Leurs efforts vont contribuer a ameliorer les soins prodigues par le personnel medical que nous devons, encore une fois, saluer.

Je partage l’avis de tous ceux qui disent que nous devons prenre appui de la situation presente pour resoudre le probleme global de l’education au Mali. Nous nous sommes investis depuis ndes decennies, notre patriotisme nous commande aujourd’hui d’aller au bout. Le gouvernement doit choisir d’etre avec nous car nous nous battons pour l’avenir du Mali. Je voudrais demander a nos collegues de toutes les facultes, les personnels non enseignant dont les vies ont ete manifestement mises en danger de ne pas entreprendre d’action incontrollee sans lendemain. Je vous promets un document d’analyse et, a partir de nos reflexions agregees, nous deeciderons, comme l’a indique mon frere Cherif Keita, en rassemblant tous les maliens d’ici et d’ailleurs, des villes et des campagnes autour d’actions concretes qui ne s’arreteront qu’au moment ou nous jugerons que l’ecole est en place sauve.
En cet instant je lis le message de Mamadou I. Konate qui developpe des arguments legaux aussi justifies que tous les nautres que je viens de lire dans vos messages. Croyez mois bien, la situation semble complexe mais elle est finalement etonnement simple. J’espere l’etablir dans le texte d’analyse ou il apparaitra certainement que les responsabilites peuvent etre consolidees a la charge d’une seule et unique entite morale.

LE MALI : UN PAYS D’IMPUNITE

Pauvre Mali, tes dignes fils ne méritent pas cela.

Au Mali, malheureusement il y’a les UNS et les autres, pendant que d’honnêtes citoyens se battent pour  leur pain quotidien des cadres véreux sous le couvert de qui on sait abusent à volonté des biens de l’Etat : véhicules, tickets de carburant, téléphone, surfacturation ; des fonctionnaires chefs d’entreprises où les marchés de construction ou de fournitures sont acquis et exécutés par ces mêmes agents par personnes interposées. Des palaces construits par ces commis de l’Etat et mis en location pour servir de siège et de local pour telle structure ou direction nationales…. Les structures de contrôle de l’Etat sont devenues un moyen de présélection pour ces cadres pour accéder à d’autres fonctions plus « juteuses », plus tu as la capacité de nuire, plus tu as de fortes chances d’être « récompensé ». Quelle honte ! Au Président de dire de ne pas humilier un chef de famille, d’accord, DIEU dans sa GRANDEUR ne le veut pas, ce n’est non plus une de nos valeurs, alors volez sinon servez vous, vous occupez ce poste pour ce but, ya foïï !

Tu parles de droit et de loi ici au Mali, tu n’as rien compris ; ces mots sont pour les pauvres et ceux qui ne militent pas au sein de certains partis politiques

 

Comme l’écrivais un journaliste, je cite : « Sous Modibo KEITA, on avait honte de voler, sous Moussa TRAORE, on avait peur de voler, sous Alpha Oumar KONARE, on se cachait pour voler et sous Amadou Toumani TOURE, on est fier de voler.»

 

Ce grand pays de forts hommes est devenu de par la faute de certains de ses fils un pays où la Dignité, l’Honneur, la Reconnaissance ne sont que des mots et non un comportement. Certains prennent le rebord de la tasse, d’autres mangent le contenu.

Ah MALI,

 

 

 

Djancana

 Tafarichiba TANGARA

 

 

 

 

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Tafarichiba

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